Un coq dans mon poulailler !

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Voilà 1 an que Lucette et Barbara sont arrivées dans votre jardin. Vos poules vous les aimez ! À tel point que vous rêvez de leur offrir l’expérience de leur vie : l’Amouuuuuur 🙂

Mais à propos : quel est l’intérêt d’avoir un coq concrètement ? Lequel choisir ? Faut-il bannir certaines races ? Peut-on avoir un coq en ville ? Existe-t-il des coqs silencieux ? Ce cher Gallus soulève bien des interrogations…

En présence d’un coq au poulailler l’ordre règne entre les poulettes ! Le chef c’est lui ! Quiconque ose défier son autorité se fait tirer la crête sans ménagement 😉 Notre fier gallinacé réveille son petit monde dans tous les sens du terme ! Tel un étalon dans son harem, il parade et veille jalousement sur ses cocottes qu’il ne lâche pas d’une semelle. Pour cette raison, on évitera de laisser une poule toute seule avec un mâle, les ardeurs de monsieur risqueraient de l’épuiser rapidement. Bien que volage, le coq a quand même ses préférées. Ce ne sont d’ailleurs pas toujours les plus jolies selon nos critères… allez savoir pourquoi, chez les volailles comme chez les humains, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.

En l’absence du coq, une subtile hiérarchie se met en place et une poule alpha mène la troupe. N’y voyez aucun message subliminal – toute ressemblance avec l’espèce humaine serait fortuite – mais force est de constater que les poules se passent très bien du coq.

Toutefois, si certains éleveurs qui élèvent les volailles en nombre introduisent volontairement plusieurs coqs dans leur cheptel, c’est parce qu’il est incontestable qu’en présence d’un coq les poules sont moins stressées. Il faut reconnaître que monsieur veille au grain… Un coup de mou ? Jamais. Question d’honneur ! « Moi vivant, vous ne toucherez pas une plume de ces poulettes ! » semble vous lancer le flamboyant Don Juan. Prenez-en de la graine messieurs 😉

Nous voilà rassurés sur le rôle protecteur du géniteur. Ah oui, autre avantage et non des moindres – est-il nécessaire de le rappeler ? Monsieur permet à vos poules de couver des œufs fécondés. Une fois qu’elles auront accumulé un nombre suffisant d’œufs dans le pondoir (entre 10 et 15 chacune), vos cocottes se mettront à couver et 3 semaines plus tard, vous verrez débouler une ribambelle de piou piou ! Quelle animation dans le jardin ! Merci monsieur coq 😉

L’instinct maternel des poules est si développé (ne dit-on pas « mère poule » ?) que même en l’absence de mâle, elles peuvent se mettre à couver ! A quoi bon, faire des œufs à la coque ? Allez comprendre… Si vous constatez cela, ne vous fatiguez pas à leur expliquer, retirez-les des pondoirs elles finiront bien par se faire une raison 😉 Si vous culpabilisez, pourquoi ne pas sauter le pas et acheter un coq ?

Attention : avant de commander un coq, souvenez-vous :

En ville les coqs sont souvent proscrits. Et pour cause : leurs chants matinaux ne sont pas du goût de chacun. A la campagne ou dans les zones péri-urbaines à faible densité de population, les voisins sont souvent plus tolérants et la jurisprudence leur est plutôt favorable. Fiez-vous à votre bon sens ! Vous disposez d’un minuscule jardinet sur cour avec une douzaine de familles dans un rayon de 20 mètres ? N’y pensez même pas, point barre.

Au contraire, votre jardin est grand et vous pouvez aménager le poulailler à distance respectable des premières habitations ? A étudier… N’hésitez pas à faire une petite enquête de voisinage, vous serez surpris du nombre de réactions bienveillantes 😉

Vient ensuite la délicate question du choix de la race ! Pour les poules, on s’intéresse souvent aux meilleures pondeuses. Pour les coqs, certaines races sont recherchées car plus discrètes – ne cherchez pas un coq silencieux, cela n’existe pas !

Les Bantam de Pékin et Nagasaki (race naine) sont moins ombrageux que la moyenne. Dans les grandes races, Brahma et Orpington ont un beau timbre grave. Évitez surtout les Gaulois, Marans, Leghorn, Combattants et Ardennais, réputés « gueulards ».

Ensuite, chaque individu développe ses aptitudes propres, fonction de la race mais également du caractère. Un coq dominant aura tendance à chanter plus souvent et plus fort qu’un coq placide.

Une chose est certaine : les personnes qui ont l’habitude de vivre à la campagne à proximité des fermes vous diront que le chant du coq n’a jamais constitué une nuisance tant il fait partie du paysage, à l’instar des cloches d’une église ! Tout est une question d’habitude…

En ville, nous nous sommes habitués à des bruits autrement plus difficiles – aboiements de chiens, sirènes, klaxons et sorties de bar… Si nous pouvions remplacer tous ces bruits par le chant du coq, qu’en diriez-vous ? Votre avis nous intéresse 😉 Laissez-nous vos commentaires ci-dessous !

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